Aller au contenu
comprendrelamesse.fr

← Qui est qui

Les Douze

Les Douze sont le groupe restreint d'hommes que Jésus choisit parmi ses disciples pour vivre avec lui et être envoyés annoncer son message ; leur nombre renvoie aux douze tribus d'Israël. On les appelle aussi « les douze apôtres », du grec apostolos, « envoyé ».

À ne pas confondre

Les Douze ne sont pas l'ensemble des disciples : Jésus envoie ailleurs soixante-douze autres disciples en mission (Lc 10, 1), et des femmes le suivent et le soutiennent (Lc 8, 1-3). Attention aux homonymes à l'intérieur même du groupe : il y a deux Jacques (le fils de Zébédée et le fils d'Alphée), deux Simon (Pierre et le Zélote) et deux Judas (Iscariote, qui livre Jésus, et Jude-Thaddée, qui n'a rien à voir avec lui). Ne pas confondre non plus l'apôtre Jean, fils de Zébédée, avec Jean le Baptiste, qui n'a jamais fait partie des Douze. Enfin, le mot « apôtre » sera plus tard appliqué à Paul, qui n'a pas connu Jésus pendant sa vie publique et ne fait pas partie du groupe.

Qui c'est

Ce sont des Galiléens pour la plupart, gens du peuple : plusieurs sont pêcheurs sur le lac de Tibériade, l'un est collecteur d'impôts, un autre porte le surnom de « zélote », qui désigne un courant hostile à l'occupation romaine. Ils vivent dans les années 30 de notre ère et suivent Jésus pendant sa vie publique, sans doute deux à trois ans.

Deux mots sont à distinguer. Disciple veut dire élève, celui qui suit un maître : les disciples de Jésus sont nombreux, hommes et femmes, et leur nombre varie. Apôtre veut dire « envoyé » : c'est une mission, pas seulement un apprentissage. Les Douze sont ce petit groupe que Jésus tire de la foule de ses disciples, à qui il donne un nom, qu'il garde auprès de lui et qu'il envoie.

Pourquoi douze ? Parce qu'Israël se comprenait comme le peuple des douze tribus, issues des douze fils de Jacob. Choisir douze hommes, c'est poser un geste symbolique fort : Jésus rassemble un peuple, il ne fonde pas une école. Le chiffre compte tellement que, après la trahison et la mort de Judas, les autres pourvoient à son remplacement pour que le groupe reste au complet.

Dans les évangiles

Les évangiles racontent que Jésus appelle d'abord des disciples un à un, au bord du lac ou au bureau des impôts, puis qu'il monte sur la montagne et « en institue douze pour être avec lui et pour les envoyer prêcher » (Mc 3, 13-19). Luc précise qu'il passe la nuit à prier avant de les choisir (Lc 6, 12-16).

La liste, à quelques variantes près, est la suivante : Simon, appelé Pierre ; André, son frère ; Jacques et Jean, fils de Zébédée ; Philippe ; Barthélemy ; Matthieu ; Thomas ; Jacques fils d'Alphée ; Simon le Zélote ; Thaddée, que Luc nomme Jude fils de Jacques ; et Judas Iscariote, « celui qui le livra ». Les listes de Matthieu, Marc, Luc et des Actes des Apôtres concordent, sauf sur ce onzième nom.

Jésus les envoie deux par deux annoncer que le Royaume est proche, guérir et chasser les esprits mauvais, sans argent ni bagage (Mt 10, 1-15). Ils sont les témoins privilégiés de plusieurs scènes : ils reçoivent des explications que la foule n'a pas, ils sont présents au dernier repas, ils reçoivent la promesse de « siéger sur douze trônes pour juger les douze tribus d'Israël » (Mt 19, 28).

Les textes ne les flattent pas : ils comprennent mal, se disputent la première place, s'endorment au jardin des Oliviers, s'enfuient à l'arrestation. Pierre renie, Judas livre. Sur la plupart d'entre eux, les évangiles ne disent presque rien : Barthélemy, Jacques fils d'Alphée ou Simon le Zélote n'apparaissent que dans les listes.

Ce que la tradition en retient

La tradition catholique voit dans les Douze le fondement de l'Église : les évêques sont compris comme leurs successeurs, et Pierre, toujours nommé le premier dans les listes, tient parmi eux une place particulière. Les Actes des Apôtres racontent le remplacement de Judas par Matthias (Ac 1, 15-26), ce qui montre l'importance attachée au chiffre douze.

En revanche, presque tout ce qu'on raconte de la vie et de la mort de chacun d'eux — André crucifié en Grèce, Thomas évangélisant l'Inde, Barthélemy écorché — vient d'écrits tardifs et de traditions locales, non des évangiles. Il est honnête de le signaler : sur la fin de la plupart des Douze, on ne sait historiquement à peu près rien.

Passages à lire

Où on l'a rencontré sur ce site

Cette fiche est rédigée par une intelligence artificielle et vérifiée automatiquement. Comment, et avec quelles limites.