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Marc

Marc est l'auteur traditionnel du deuxième évangile, le plus court et probablement le plus ancien des quatre ; la tradition en fait le compagnon et l'interprète de l'apôtre Pierre.

À ne pas confondre

Marc n'est pas Matthieu, qui est l'un des douze apôtres : Marc, lui, ne l'est pas. Ne pas le confondre non plus avec les nombreux Jean du Nouveau Testament — Jean-Baptiste, l'apôtre Jean — alors que son autre nom est justement Jean. Une tradition ancienne l'identifie au jeune homme anonyme qui, lors de l'arrestation de Jésus, s'enfuit en abandonnant son vêtement : le texte ne le nomme pas, et rien ne permet de l'affirmer. Enfin, l'évangile ne dit nulle part que Marc en est l'auteur ; c'est la tradition qui le lui attribue.

Qui c'est

On l'appelle Marc, ou Jean-Marc : les Actes des Apôtres le désignent comme « Jean, surnommé Marc », un double nom courant à l'époque, l'un juif (Jean), l'autre latin (Marcus). Il apparaît comme un juif de Jérusalem, dont la mère, Marie, possédait une maison assez grande pour que les premiers chrétiens s'y réunissent.

Il n'est pas l'un des douze apôtres et rien n'indique qu'il ait connu Jésus de son vivant. Les lettres du Nouveau Testament le présentent comme le cousin de Barnabé, un compagnon de voyage de Paul, puis comme un proche de Pierre, qui l'appelle « mon fils » — sans doute au sens spirituel.

L'évangile qui porte son nom a probablement été écrit vers 65-70, en grec, pour des chrétiens venus du monde païen : l'auteur y traduit les mots araméens et explique les coutumes juives, signe qu'il n'écrit pas pour des lecteurs qui les connaissent déjà.

Dans les évangiles

Marc n'apparaît comme personnage dans aucun des quatre évangiles : son nom n'y figure jamais. On le connaît par les Actes des Apôtres et par plusieurs lettres, qui le montrent à Jérusalem, puis accompagnant Paul et Barnabé dans leur mission avant de les quitter en route — un départ qui provoquera plus tard une brouille sérieuse entre les deux hommes.

Ce qu'on peut lire, en revanche, c'est son évangile. C'est le plus court des quatre, seize chapitres, écrit dans un grec rapide et concret, où tout s'enchaîne à vive allure — le mot « aussitôt » y revient sans cesse.

Point important pour qui découvre : il n'y a chez Marc aucun récit de l'enfance de Jésus. Ni annonce à Marie, ni Bethléem, ni mages, ni bergers : tout cela vient de Matthieu et de Luc. Marc commence directement par Jean-Baptiste prêchant au désert, puis par le baptême de Jésus, déjà adulte.

Il ne se termine pas non plus comme on l'attendrait : le récit s'arrête abruptement sur des femmes qui fuient le tombeau vide, saisies de peur. Les versets qui suivent, racontant les apparitions du ressuscité, ont été ajoutés plus tard, mais font partie du texte reçu par l'Église.

Ce que la tradition en retient

La tradition chrétienne, dès le IIe siècle, présente Marc comme l'interprète de Pierre : il aurait mis par écrit la prédication de l'apôtre à Rome. Cette lecture s'appuie sur la mention de Marc aux côtés de Pierre dans la première lettre de Pierre, et sur la place particulière que l'évangile accorde à ce disciple, y compris à ses faiblesses.

Une tradition plus tardive en fait le fondateur de l'Église d'Alexandrie, en Égypte, et son martyr ; les évangiles et les Actes n'en disent rien. Ses reliques auraient été transportées à Venise au IXe siècle, dont il est le patron — d'où la basilique Saint-Marc. Son symbole est le lion, en raison de la voix qui crie au désert au début de son évangile. Sa fête est célébrée le 25 avril.

Passages à lire

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